Une fois touché le fond, ils creusent.

L’impasse du système productiviste est-elle encore à démontrer ? Depuis des décennies on nous explique que toute activité économique est bonne à développer, qu’elle crée de la richesse, des emplois, de la croissance, des salaires, etc.

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Ainsi alors que les politiques visant à relancer la croissance ont (heureusement) échoué nos politiques ne trouve rien de mieux que de relancer les activités les plus prédatrices pour notre environnement. Ils semblent en effet prêts à tout pour créer quelques emplois. En Bretagne nous connaissions déjà les mirages de l’agriculture productiviste, n’ayez crainte celle-ci n’est pas abandonnée, mais l’on vous propose de connaître les joies de l’extractivisme.

En effet, en cohérence avec la vision « socialiste » des gouvernements qui se succèdent depuis 2012 d’une société basée sur l’augmentation continue des besoins en matières énergétiques et minérales, le gouvernement de Manuel Valls a accordé en 2015 de nombreux permis d’exploration et de recherche minières.

Le massif armoricain, avec près d’une dizaine de permis accordés ou demandés, n’est pas le seul concerné en France car il s’agit bien d’une volonté politique nationale de rouvrir des mines. Si nous avions pu croire que les politiques productivistes avaient touché le fond, il faut avouer que lorsqu’il s’agit de creuser ils font preuve d’une abnégation à toute épreuve.

Les territoires visés sont bien évidemment des territoires qui d’après nos dirigeants ont « besoins » de ce type d’activité économique. Charge à ces territoires d’approvisionner la méga-machine de consommation comme d’autres l’ont fait et le font encore suite à la colonisation.

En quelques mots ces projets miniers ne créeront pas ou peu d’emplois en comparaison de ceux qu’ils détruiront (activités agricoles notamment) ; les pollutions des milieux aquatiques par les industries minières ne sont plus à prouver ; la rémunération à court terme de capitaux internationaux ne peut être considérée comme un besoin essentiel des populations ; etc…

Bien évidemment il serait trop difficile, pour ceux qui depuis des décennies soutiennent le productivisme, de remettre en cause la prédation au fondement du modèle industriel qu’ils défendent.

Néanmoins depuis des années des alternatives sont explorées ici ou ailleurs.

En effet, plutôt que de relancer l’industrie minière, les décroissant-es font clairement le choix de la réduction des déchets à la source en réduisant la production et la satisfaction de « besoins » inutiles.  De même, tandis que nos élus tentent de légitimer le capitalisme à l’aide de concepts tels que développement durable ou économie circulaire, de nombreuses associations favorisant le réemploi de nos biens de CONsommation attendent en vain un soutien de la part des pouvoirs publics.

Dés lors, ignorer ces alternatives pour soutenir une vision mercantile de notre environnement est un choix politique. Ce n’est pas, et ce ne sera jamais, le notre.

  Le collectif Décroissance Bretagne soutient et participe aux oppositions à ces projets inutiles et à l’exploration des alternatives. Cet extractivisme est aujourd’hui le symbole de la marchandisation environnementale, à nous de lui opposer nos résistances, mais aussi d’autres projets de société.

Pour en savoir plus sur les projets miniers près de chez vous, vous pouvez nous rejoindre dans ces luttes au sein des collectifs d’opposition : le site http://alternatives-projetsminiers.org/ rassemble notamment beaucoup d’informations sur les projets en Bretagne.

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