Antinucléaire: en Bretagne aussi

Certes il n’y a pas de centrale nucléaire en activité sur le territoire breton. La Bretagne est pourtant un territoire très nucléarisé, notamment par les installations militaires de l’Île Longue, la centrale de Brennilis au démantèlement impossible, et les anciennes mines d’uranium.

De plus, en cas d’accident nucléaire dans une centrale l’ouest de la France ne sera pas épargné par les conséquences de la catastrophe. Il y a donc une pertinence à continuer le combat antinucléaire en Bretagne et ailleurs.

Décroissance Bretagne sera donc à Brennilis et dans la presqu’île de Crozon les 23 et 24 avril à l’appel de la Fédération Antinucléaire Bretagne. Nous y réaffirmons notre revendication d’Arrêt Immédiat du nucléaire civil et militaire.APPEL POUR L’ARRET IMMEDIAT DU NUCLEAIRE ET POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE

Texte inspiré d’une déclaration commune du NPA et des Décroissants en 2013.

Catastrophes de Tchernobyl, de Fukushima, EPR de Flamanville, enfouissement des déchets à Soulaine, enfouissement des déchets à Bure…
L’énergie nucléaire n’a plus à prouver qu’elle est dangereuse, polluante, qu’elle implique et renforce une société répressive et centralisée, des rapports impérialistes de domination et de pillage en particulier au Niger et au Mali, qu’elle est pourvoyeuse d’emplois précaires et de maltraitance des salariés, qu’une catastrophe nucléaire a des conséquences sans communes mesures avec un autre accident industriel….
Nous appelons à la décision politique de l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire et pour une transition énergétique vers une société sobre et responsable, apte à la satisfaction des besoins sociaux.
Cette décision est urgente car la France, dépendante à 75 % du nucléaire pour son électricité, voit d’une part vieillir ses centrales, et croître leur dangerosité, sur 58 réacteurs en activité 37 ont plus de 30 ans et 51 les atteindront d’ici 5 ans, et, d’autre part il est urgent de rompre avec cette l’illusion d’une énergie abondante et bon marché qui cautionne une société productiviste, consumériste et de gaspillage.
La politique du gouvernement actuel n’apporte aucun changement, malgré la promesse, toujours repoussée et qui semble difficilement tenable, de fermeture de Fessenheim et les appels hypocrites au développement des énergies renouvelables.
La réduction à 50 % ne voulant pas forcément dire fermeture de centrales, car la croissance de la consommation peut engendrer l’augmentation d’autres sources de production d’électricité dans le bouquet énergétique pour satisfaire la demande dans le cadre industriel et le contexte économique actuel.
Nous appelons donc à un arrêt immédiat, c’est-à-dire à la mise en œuvre immédiate des processus techniques d’arrêt de la production d’électricité d’origine nucléaire, qui prendront plusieurs années (de 5 à 10ans) et à la mise en œuvre d’une reconversion des employés vers la production d’électricité d’origine renouvelable de telle sorte qu’il n’y ait aucun chômage dans ce secteur.
Nous soutenons le développement des énergies alternatives et renouvelables. La légende sur leur coût comparatif élevé n’est fondée que sur la non prise en compte dans le prix de l’énergie nucléaire des coûts de démantèlement, de gestion des déchets et de la gestion d’un accident majeur. A l’instar de ce que font déjà d’autres pays industriels, la transition peut nécessiter un usage provisoire et partiel de l’utilisation d’énergies fossiles mieux contrôlables.
Il est bien entendu que la solution n’est pas que technique mais politique, sociale, culturelle. Nous savons qu’une consommation sobre serait une partie de la solution ; mais comment y inciter dans une société résolument productiviste ?
Par conséquent, nous appelons aussi à l’émergence d’une réflexion sur une nouvelle organisation sociale du travail et de la production qui soient l’émanation de la volonté de toute la population et sous son contrôle. Dans le cadre d’une nouvelle organisation de la société, dont la finalité sera l’utilité sociale et non plus le profit, les producteurs et les citoyens, autonomes et responsables, décideront de développer les activités économiques qui bénéficient à la collectivité, et écarteront celles qui mettent en danger les populations et leur environnement. La société alternative que nous voulons ne propose nullement un développement de la production, mais se fonde au contraire sur la satisfaction écologique des besoins sociaux et l’économie des ressources au profit des générations futures.
C’est-à-dire, la gratuité pour la consommation de base (eau, énergie, etc.. ) et des prix plus dissuasifs pour les consommations excessives considéré comme un mésusage, de telle sorte que le travail ne soit plus destructeur de l’environnement et de la société.

Nous appelons au renforcement des luttes antinucléaires , à la création de collectifs locaux et une Convergence avec les autres luttes qui exige une véritable Transition citoyenne vers la sobriété énergétique (GdS , NDDL, NoTav)

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